Analyse · Welcome Research · 2025

INTERDIRE AIRBNB NE LOGE PERSONNE

New York a mené l'expérience la plus radicale du monde. Deux ans après, les loyers ont augmenté, les hôtels ont explosé, et zéro logement supplémentaire n'a été libéré pour les habitants.

Source Oxford Economics 2025 : 0,7 % — la baisse max des prix si 100 % des Airbnb redevenaient résidentiels
−92%
Chute des listings Airbnb · NYC 2023

New York City · Local Law 18 · Septembre 2023

Le bilan
après 2 ans

La réglementation la plus stricte du monde. Zéro impact sur les loyers. Voici les chiffres.

−92%
Annonces Airbnb supprimées
22 000 → moins de 4 000 listings
+8,1%
Hausse des loyers depuis 2023
Loyer médian : 3 730 $/mois (StreetEasy)
+12,6%
Hausse du prix des hôtels
Record historique : 524 $/nuit en ADR
1,9%
Taux de vacance résidentielle
Inchangé. Aucune amélioration mesurable.
15 700
Emplois détruits dans les outer boroughs
Brooklyn, Queens, Bronx — tourisme local effondré
1,6 Md$
Retombées touristiques perdues
Projections pour les arrondissements périphériques
!
Verdict indépendant Alicia Glenn, ancienne adjointe au maire de New York chargée du logement : "Je n'ai jamais vu de données montrant que les locations courte durée affectaient significativement la crise du logement."

Comparaison internationale

Le même schéma
partout dans le monde

Chaque ville qui a restreint Airbnb a obtenu le même résultat : des hôtels plus chers, des loyers inchangés ou en hausse.

Ville Politique Listings Airbnb Loyers Hôtels Airbnb / Parc immobilier
🇺🇸 New York
Local Law 18 · Sept. 2023
Quasi-interdiction −92 %
+8,1 % +12,6 % < 1 %
🇪🇸 Barcelone
Moratoire depuis 2014 · Ban total 2029
Ban progressif −24 % (10 ans)
+70 % (10 ans) +60 % (10 ans) < 1 %
🇳🇱 Amsterdam
Plafond 30 nuits/an
Restriction forte Forte baisse
Hausse continue +269 M€ pertes hôtes 0,09 %
🇫🇷 Paris
Plafond 120 nuits/an
Restriction modérée Stable
Hausse +77 % (6 ans) < 0,5 %
0,7 % MAX

Baisse maximale des prix si 100 % des Airbnb redevenaient résidentiels — dans toutes les grandes villes à la fois

Source : Oxford Economics pour Airbnb · 2025

Airbnb représente moins de 1 % du parc immobilier

Dans toutes les grandes métropoles mondiales — Paris, Barcelone, Berlin, Amsterdam, Madrid — les locations courte durée ne dépassent pas 0,5 % du parc immobilier local.

À New York, avant la loi, ce chiffre était inférieur à 1 %. Oxford Economics a modélisé l'impact théorique maximal : même en remettant la totalité des Airbnb sur le marché résidentiel du jour au lendemain, les prix de l'immobilier baisseraient de moins de 0,7 %.

La crise du logement a une vraie cause : on ne construit pas assez. En Espagne, le nombre de nouveaux ménages créés en 2023 était trois fois supérieur au nombre de logements mis sur le marché. À New York, le taux de vacance résidentielle était bloqué à 1,9 % — et il n'a pas bougé.

Part d'Airbnb dans le parc immobilier local

Des proportions qui parlent d'elles-mêmes

Dans chaque ville, les Airbnb représentent une fraction infime du stock de logements disponibles.

<1% du parc
🇺🇸 New York
Avant LL18. Moins de 1 % du parc immobilier total de la ville.
0,94% du parc
🇪🇸 Barcelone
Les logements vacants sont 8× plus nombreux que les Airbnb.
<0,5% du parc
🇫🇷 Paris
Moins de 0,5 % du parc immobilier parisien selon Oxford Economics.
0,09% du parc
🇳🇱 Amsterdam
La proportion la plus faible. L'impact sur les prix est mathématiquement marginal.

Conclusion

LA SOLUTION S'APPELLE CONSTRUCTION

La crise du logement est réelle. La frustration des habitants est légitime. Mais les données de New York, Barcelone, Amsterdam et Paris racontent toutes la même histoire : restreindre Airbnb ne libère pas de logements, ne fait pas baisser les loyers. Ce qui fonctionne, c'est construire.