Analyse · Welcome Research · 2025
New York a mené l'expérience la plus radicale du monde. Deux ans après, les loyers ont augmenté, les hôtels ont explosé, et zéro logement supplémentaire n'a été libéré pour les habitants.
New York City · Local Law 18 · Septembre 2023
La réglementation la plus stricte du monde. Zéro impact sur les loyers. Voici les chiffres.
Comparaison internationale
Chaque ville qui a restreint Airbnb a obtenu le même résultat : des hôtels plus chers, des loyers inchangés ou en hausse.
| Ville | Politique | Listings Airbnb | Loyers | Hôtels | Airbnb / Parc immobilier |
|---|---|---|---|---|---|
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🇺🇸 New York
Local Law 18 · Sept. 2023
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Quasi-interdiction | −92 % | +8,1 % | +12,6 % | < 1 % |
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🇪🇸 Barcelone
Moratoire depuis 2014 · Ban total 2029
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Ban progressif | −24 % (10 ans) | +70 % (10 ans) | +60 % (10 ans) | < 1 % |
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🇳🇱 Amsterdam
Plafond 30 nuits/an
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Restriction forte | Forte baisse | Hausse continue | +269 M€ pertes hôtes | 0,09 % |
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🇫🇷 Paris
Plafond 120 nuits/an
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Restriction modérée | Stable | Hausse | +77 % (6 ans) | < 0,5 % |
Baisse maximale des prix si 100 % des Airbnb redevenaient résidentiels — dans toutes les grandes villes à la fois
Source : Oxford Economics pour Airbnb · 2025
Le chiffre qui change tout
Dans toutes les grandes métropoles mondiales — Paris, Barcelone, Berlin, Amsterdam, Madrid — les locations courte durée ne dépassent pas 0,5 % du parc immobilier local.
À New York, avant la loi, ce chiffre était inférieur à 1 %. Oxford Economics a modélisé l'impact théorique maximal : même en remettant la totalité des Airbnb sur le marché résidentiel du jour au lendemain, les prix de l'immobilier baisseraient de moins de 0,7 %.
La crise du logement a une vraie cause : on ne construit pas assez. En Espagne, le nombre de nouveaux ménages créés en 2023 était trois fois supérieur au nombre de logements mis sur le marché. À New York, le taux de vacance résidentielle était bloqué à 1,9 % — et il n'a pas bougé.
Part d'Airbnb dans le parc immobilier local
Dans chaque ville, les Airbnb représentent une fraction infime du stock de logements disponibles.
Conclusion
La crise du logement est réelle. La frustration des habitants est légitime. Mais les données de New York, Barcelone, Amsterdam et Paris racontent toutes la même histoire : restreindre Airbnb ne libère pas de logements, ne fait pas baisser les loyers. Ce qui fonctionne, c'est construire.